Chaque année, le Gouvernement propose, en annexe du projet de loi de finances (PLF), un rapport récapitulant, par mission et programme, l’ensemble des « opérateurs de l’État ». Ce sont des organismes distincts de l’État (ils ont la personnalité morale) au statut juridique public ou privé (établissement public national, qui représente 78 % de l'ensemble, groupement d’intérêt public, association…).
Un opérateur de l’État répond à trois critères cumulatifs :
En 2010, 643 organismes, de taille et de statut très variés, en charge de missions de service public sont considérés ainsi comme opérateurs de l’État. Parmi ces opérateurs, figurent par exemple les Agences régionales de santé, Météo-France et l’Institut géographique national (établissements publics administratifs); l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le Centre national d’études spatiales (établissements publics industriels et commerciaux), l’Institut national du cancer (groupement d’intérêt public) et les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (associations).
Si la LOLF stricto sensu ne modifie pas le cadre juridique applicable aux opérateurs, ces derniers contribuent à la mise en oeuvre d'une politique de l'Etat dont la traduction se trouve dans la loi de finances. Les opérateurs de l’État, sont donc de facto, par leur activité, parties prenantes dans la réalisation des objectifs de performance des missions, programmes et actions déterminées par la loi de finances.
Les opérateurs de l’Etat sont concernés par deux volets de la LOLF :
La mise en œuvre de la LOLF oblige l’Etat à revoir progressivement les règles de pilotage ou de « tutelle » des opérateurs. Ces opérateurs participent bien aux politiques publiques et leur activité se traduit budgétairement dans un programme ou une action de programme du budget de l’État et il faut définir de nouvelles relations adaptées à la logique de performance dans laquelle sont engagés tous les gestionnaires publics.
C’est la raison pour laquelle les projets annuels de performances (PAP) annexés au PLF comportent des données relatives aux opérateurs de l’État (informations économiques et financières, objectifs et indicateurs de performance, réalisations effectives…).
Depuis 2006, les projets annuels de performances font apparaître, au sein d’actions spécifiques, les crédits destinés aux opérateurs de l'État et les emplois rémunérés par les opérateurs de l'État. Le volet opérateurs des PAP a encore enrichi dans le cadre du PLF 2009 avec la mise en œuvre de l’article 64 de la LFI qui prévoit qu’ « à compter de 2009 le plafond des autorisations d’emplois des opérateurs de l’État est fixé chaque année en loi de finances ».
643 organismes qualifiés d’opérateurs de l’État dont :
Financement : 42,6 Md€ reçus par les opérateurs dont :
Emplois : 370 626 emplois exprimés en ETP sont rémunérés par les opérateurs dont 336 1639 ETP sous plafond autorisé en projet de loi de finances.
Par ailleurs, par amendement à la loi n°2008-1443 du 30 décembre 2008, l’Agence française de développement (AFD) est présentée dans le jaune opérateurs de l’Etat (article 142 de la loi n° 2008-1443 du 30 décembre 2008 de finances rectificative pour 2008).
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