Dans le cadre de la LOLF, le budget n’est plus présenté par nature de
dépenses (fonctionnement, investissement, intervention…) mais par politiques
publiques (sécurité, culture, santé, justice…) désormais appelées
missions. Le Parlement et le citoyen sont ainsi en mesure d’apprécier la
totalité des moyens déployés pour mettre en oeuvre chaque politique de
l’État.

Le Parlement vote le budget par mission. Une mission est créée à l’initiative du Gouvernement et peut être ministérielle ou interministérielle. Elle regroupe des programmes. Le Parlement peut modifier la répartition des dépenses entre programmes au sein d’une même mission.
Le programme est l’unité de l’autorisation parlementaire. Il constitue une enveloppe globale et limitative de crédits. Il relève d’un seul ministère et regroupe un ensemble cohérent d’actions. Il est confié à un responsable, désigné par le ministre concerné.
Ce responsable de programme peut modifier la répartition des crédits par action et par nature : c’est le principe de fongibilité. En effet, la répartition des crédits indiquée en annexe du projet de loi de finances n’est qu’indicative. À chaque programme sont associés des objectifs précis ainsi que des résultats attendus.
Découpage indicatif du programme, l’action apporte des précisions sur la destination prévue des crédits.