Jusqu’au 1er janvier 2006, les compétences du Gouvernement et du Parlement sur la préparation, le vote et l’exécution du budget de l’État étaient régies par l’ordonnance organique du 2 janvier 1959. Il s’agissait d’un texte fondateur qui apportait un cadre global à la procédure budgétaire dans le contexte du parlementarisme rationalisé de la Ve République.
Cependant, depuis 1959, l’environnement politique, institutionnel et européen, comme le nécessaire rôle du Parlement en matière budgétaire et financière ont largement évolué.
Les principaux pays de l’OCDE ainsi que nos grands voisins européens évoluaient également dans un mouvement de réforme budgétaire.
Trente-six propositions de loi ont été déposées en 40 ans pour modifier cette ordonnance organique, sans qu’aucune n’ait pu aboutir.
La LOLF est issue d’une proposition de loi de l’Assemblée nationale déposée en juin 2000 ayant bénéficié d’un accord politique avec le Sénat et d’un consensus avec le Gouvernement. Alain Lambert, sénateur et, alors, président de la commission des finances du Sénat et Didier Migaud, député et, alors, rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée nationale ont été les principaux acteurs de ce travail au Parlement.
Le texte de la loi organique a été discuté entre le 7 février et le 28 juin 2001 et validé par le Conseil constitutionnel le 25 juillet 2001. La LOLF a été promulguée le 1er août 2001 pour entrer pleinement en application le 1er janvier 2006.
La mise en œuvre pratique de la LOLF aura duré quatre années. La loi de finances pour 2006 a été la première à être intégralement préparée, adoptée et exécutée selon le nouveau cadre budgétaire.